Sans contrefaçon — Anatomie d'un vêtement : première séquence
Programme d’expositions
Commissaire associée,
Marianne Derrien,
critique d’art et commissaire indépendante
Premier chapitre
du 13 juin au 31 décembre 2026
Vernissage
le 12 juin 2026
à partir de 18h30
accès libre
À partir du 13 juin 2026 :
Carla ADRA
Raphaël BARONTINI
GILBERT & GEORGE
GENERAL IDEA
Chalisée NAAMANI
Nefeli PAPADIMOULI
Joëlle THABARAUD
Focus :
13 juin – 31 octobre
Nil YALTER – AmbassaDRESS
L’exposition prend sa source dans l’histoire même du bâtiment Charles-Michels, autrefois grand magasin de tissus et de vêtements et d’accessoires. Cette mémoire du lieu rejoint la volonté de s’intéresser aux récits du quotidien, à ce qui nous est familier et partagé.
Ce premier programme curatorial pensé sur le temps long, a été confié à Marianne Derrien, commissaire indépendante. Le projet se déploie en plusieurs séquences qui transformeront progressivement les espaces et les dialogues entre les œuvres jusqu’en août 2027, dans un bâtiment conçu comme un lieu vivant.
Catherine Texier, directrice
Cette exposition collective articule la présence du vêtement dans les pratiques des artistes, qu’il soit envisagé comme un vecteur d’identité ou comme une seconde peau. Du tissu à l’objet-fétiche, du tissage à la matière première végétale, animale ou pétrochimique jusqu’à la seconde main, ce sont les façons de regarder, d’exposer, de réfléchir des corps visibles ou occultés, à travers le vêtement, qui sont ici examinés. Façonné par une « famille de gestes, de postures et de processus », le vêtement relève à la fois de l’intime et du social. Celui-ci offre aux artistes des stratégies de détournement ou des tactiques de résistance au cœur des réseaux de distribution, de consommation et de communication. Si l’histoire industrielle et ouvrière du vêtement nous raconte autant des techniques que des chaînes de production, à la fois domestiques ou manufacturées, les artistes ajoutent à ces dimensions fondamentales des enjeux environnementaux liés à des processus de transformation, de circulations et d’exploitation des ressources.
Quand bien même le vêtement participe à la fois du contrôle et de la normalisation des corps, il est aussi synonyme de leur libération marquée par des évolutions sociétales majeures. Par-delà les frontières des genres, le vêtement incite davantage chaque individu à assumer, et à aimer ses différences et à sortir des assignations. Son pouvoir transgressif participe à la fluidité des identités, parfois au service d’une contestation ou d’une revendication politique, pour « faire corps », se défaire de certaines normes ou pour rediscuter des notions de tradition et de transmission.
Marianne Derrien, commissaire d’expositions associée
Partenaires :
Nous remercions les Frac 49 Nord 6 Est – Frac Lorraine, Frac Champagne-Ardenne, Frac Nouvelle-Aquitaine Méca, la galerie Ciaccia Levi, Paris-Milan, la galerie Christophe Gaillard, Paris, la galerie Mariane Ibrahim, Paris, la galerie The Pill, Paris-Istanbul, la collection Benoît Doche de Laquintane et la collection Sébastien Peyret pour leurs prêts.
