Décors linceulés - Laureline Galliot
Accrochage à découvrir
au balcon du Frac-Artothèque
du 22 janvier
au 28 mars 2026
Entrée libre
L’œuvre Décors linceulés de Laureline Galliot a été produite par le Frac-Artothèque Nouvelle-Aquitaine dans le cadre du programme « Artistes et savoir-faire », en partenariat avec la CCI Limoges Haute-Vienne et financé par la Région Nouvelle-Aquitaine.
Les entreprises labellisées Entreprises du Patrimoine Vivant (EPV) partenaires du projet :
– J.M. Weston, Limoges (87)
– Agnelle, Saint-Junien (87)
Cette œuvre a également bénéficié du soutien de la DRAC Nouvelle-Aquitaine – Ministère de la Culture dans le cadre de l’appel à projets Art et Monde du travail.
Dans le cadre du programme de production Artiste et savoir-faire porté par le Frac-Artothèque en partenariat avec la CCI Limoges Haute-Vienne, Laureline Galliot a été invitée à concevoir une œuvre qui hybriderait les savoir-faire découverts dans des entreprises labellisées Entreprises du Patrimoine Vivant de Nouvelle-Aquitaine.
La proposition de l’artiste prend la forme d’une installation in situ, pensée spécialement pour l’espace du « balcon » du Frac-Artothèque.
Elle déploie une métaphore, celle d’un squelette qui affleurerait à la surface de la peau. Elle met en jeu une technique d’impression fictive qui permettrait d’imprimer depuis l’intérieur de la matière. Eléments textiles, impressions sur bâche, formes imprimées en 3D et mapping décomposent les couches dans l’espace.
Les recherches de Laureline Galliot se sont concentrées sur le travail du cuir et sur les gestes qui identifient les traces de l’animal, traitées comme des erreurs à contourner ou à éliminer. Le point de départ de sa réflexion a ainsi été cette « chorégraphie du défaut » dans la fabrication des chaussures et des gants. En miroir, l’os humain, notamment la malléole, devient à son tour une « erreur » anatomique, une aspérité à négocier. Elle s’est ainsi penchée plus précisément sur le savoir-faire requis pour que le cuir devienne enveloppe et s’adapte aux mouvements et aux gestes des personnes.
Designer et peintre, Laureline Galliot utilise des logiciels 3D pour créer des volumes à partir de couleurs agglomérées qu’elle sculpte dans l’espace virtuel. Par ce procédé, matière et couleur ne font plus qu’un, forme et fond deviennent indissociables.
Paradoxalement, l’outil numérique lui permet ainsi de développer une production de l’ordre de l’organique :
chaque élément procède d’un tout dans lequel accident et difformité ont toute leur place.
