Sans contrefaçon — Anatomie d'un vêtement : FOCUS Marina FAUST
Programme d’expositions
Commissaire associée,
Marianne Derrien,
critique d’art et commissaire indépendante
FOCUS Marina FAUST
18 novembre 2026 – 31 mars 2027
à découvrir dans la salle musée
Cette exposition est produite en collaboration avec Phileas – The Austrian Office for Contemporary Art.
accès libre
L’exposition prend sa source dans l’histoire même du bâtiment Charles-Michels, autrefois grand magasin de tissus et de vêtements et d’accessoires. Cette mémoire du lieu rejoint la volonté de s’intéresser aux récits du quotidien, à ce qui nous est familier et partagé.
Ce premier programme curatorial pensé sur le temps long, a été confié à Marianne Derrien, commissaire indépendante. Le projet se déploie en plusieurs séquences qui transformeront progressivement les espaces et les dialogues entre les œuvres jusqu’en août 2027, dans un bâtiment conçu comme un lieu vivant.
Catherine Texier, directrice
FOCUS Marina FAUST
Née à Vienne, Marina Faust commence sa pratique photographique en prenant son entourage proche pour modèle avant de réaliser dès l’âge de dix-huit ans, des reportages pour la presse autrichienne. Elle s’installe à Paris où elle collabore avec l’agence Magnum à partir de 1975. Ses voyages en Italie, où elle vit en partie, la conduisent à travailler pour le magazine de mode milanais Harper’s Gran Bazaar. La Galerie Agathe Gaillard (Paris) organise ses deux premières expositions personnelles, en 1982 et 1986.
Parallèlement à son travail artistique, Marina Faust engage, à partir de 1990, une collaboration ininterrompue durant plus de vingt ans avec la maison de haute couture française Martin Margiela, tout en répondant aux commandes du mensuel américain d’aménagement intérieur Architectural Digest de 1985 à 2012. À côté de cette activité commerciale, l’artiste engage des recherches personnelles à partir de son propre corps, revisitant la question de l’autoportrait. Les cadrages opérés par la photographe morcellent la figure et se concentrent sur le détail. Les prises de vue y procèdent moins d’une image d’elle-même que de l’expérimentation de la matière.
Depuis 2010, l’artiste concentre ses questionnements sur le statut ontologique de l’œuvre d’art (expositions personnelles à Song Song, Vienne, 2010, ainsi qu’à la Kunsthalle Wien Museumquartier, Vienne, 2011). En 2012, elle collabore avec Franz West, dont elle a réalisé de nombreux portraits, pour le projet Talk Without Words (Christopher Wool) (Gagosian Gallery, Londres). En 2017, Le Consortium (Dijon) lui consacre une vaste exposition monographique.
